Paneflow : un multiplexeur natif pour agents de code
- Publié le
- Mis à jour le
Paneflow est un multiplexeur natif pour agents de code. Tu peux lancer Claude Code, Codex, OpenCode ou une autre CLI côte à côte, puis lire et modifier les fichiers du projet dans la même interface. Les agents restent les outils en ligne de commande que tu utilises déjà, chacun dans son terminal.
Des panneaux regroupés par projet
Ouvre le répertoire du projet, puis divise un onglet en panneaux. Tu peux confier l'implémentation à Claude Code, demander une revue à Codex dans un autre panneau et garder les tests ou le serveur de dev dans un troisième. Le suivi d'activité t'aide à repérer les agents qui demandent ton attention ; les états disponibles dépendent de l'intégration de chaque agent.
Plusieurs agents peuvent partager le même onglet et le même répertoire de travail. Ce partage convient par exemple à une implémentation et à une revue sans modification. Si deux tâches doivent modifier les fichiers indépendamment, crée une branche et un worktree Git séparés. Chaque tâche dispose alors de son propre répertoire ; les conflits éventuels restent à résoudre lors de l'intégration des branches.
Le diff à côté du terminal
Quand un agent a modifié le code, ouvre Changes pour examiner le résultat. Cette vue compare le répertoire de travail actif à HEAD, avec les modifications indexées, non indexées et les fichiers non suivis. Elle couvre les changements locaux ; pour relire des commits déjà créés, utilise le diff de la branche, comme l'explique le guide de Changes.
Ouvre ensuite un fichier dans Files pour lire son contexte ou le corriger. L'éditeur intégré permet de sauvegarder, d'annuler et de rétablir les modifications, avec des marqueurs Git dans la marge. Tu peux ainsi passer de la sortie de l'agent au code qu'il a produit sans quitter Paneflow.
Fermer l'interface en laissant le travail en cours
Les terminaux s'exécutent dans un processus hôte séparé de l'interface. À la fermeture, choisis Keep sessions running pour laisser les shells et les agents actifs. À la réouverture, Paneflow se reconnecte à ces terminaux tant que l'hôte et la machine sont restés en marche. Stop everything and quit termine les processus.
Un redémarrage de la machine ou un crash de l'hôte arrête ces sessions. Redémarrer un terminal terminé ouvre un nouveau shell. Pour reprendre une conversation d'agent, Paneflow utilise l'historique enregistré et la commande de reprise de l'agent concerné. La documentation des sessions terminal précise ce que chaque opération conserve.
Partager la sortie entre agents
Un agent chargé de la revue peut lire les résultats de tests affichés dans un autre panneau grâce à la passerelle MCP. La commande suivante installe cette passerelle pour les agents pris en charge qu'elle détecte :
paneflow mcp installSes outils list_panes, read_pane et search_pane permettent de trouver les panneaux, de lire leur sortie et d'y chercher du texte. La passerelle reste en lecture seule : elle ne peut ni saisir de texte ni piloter un terminal. La CLI permet ce contrôle avec des permissions explicites. Un agent doit traiter la sortie qu'il lit comme une donnée à examiner, même si elle ressemble à une instruction.
Une application native, exécutée localement
Paneflow est construit en Rust avec GPUI pour l'interface et libghostty-vt de Ghostty comme moteur de terminal. La version 0.17.5 est disponible pour Linux x86_64/aarch64, macOS Apple Silicon et Windows x64. Le guide d'installation détaille les paquets disponibles. Paneflow est gratuit et libre sous GPL-3.0-or-later.
Les terminaux tournent sur ta machine, sans compte Paneflow. Chaque agent se connecte à son propre fournisseur de modèles : ses requêtes peuvent donc quitter la machine. La télémétrie de Paneflow est désactivée par défaut. Si tu l'actives, elle exclut le contenu des terminaux, les chemins et les prompts ; PANEFLOW_NO_TELEMETRY=1 la désactive quelle que soit la configuration.